Elle — Allô mon poussiiiiiiiiiin !
Moi — Tu trompes de numéro chérie.
Elle — Heu…
Moi — Ton chum, c’est le 8123. Pas le 1832.
Elle — Je connais son numéro. C’est à toi que je voulais parler.
Moi — Poussin… N’est-ce pas le surnom cute que tu lui donnes?
Elle — Et alors? Je ne peux pas avoir deux poussins?
Moi — Tu peux avoir autant de poussins que tu veux.
Elle — C’est ce que je me disais.
Moi — C’est juste que… ça me rend mal à l’aise de me faire appeler poussin.
Elle — Ah oui? Et pourquoi donc?
Moi — Ben… pour commencer, poussin est un nom masculin et je suis ta blonde.
Elle — Bon, voilà madame « je suis queer et je change continuellement de sexe sur internet» qui s’enfarge dans les fleurs genrées du tapis.
Moi — Oui, mais…
Elle — Tu préfèrerais que je t’appelle ma poule?
Moi — Surtout pas.
Elle — C’est ce que je me disais, poussin.
Moi — Il y a un autre truc qui m’agace. Partager un mot doux avec mon métamour, ça ne me fait pas sentir… spéciale.
Elle — Pourtant, tous les poussins sont uniques – comme les schtroumpfs. Lui, c’est le poussin nigaud et toi, tu es le poussin grognon.
Moi — Alors logiquement, toi tu es le poussin exubérant.
Elle — Ouf! J’ai eu peur un instant d’être le poussin harcelant.
Moi — Mais non, mais non. Dans le pire des cas, tu es le poussin insistant.
Elle — Fiou ! Et le reste du temps ?
Moi — Et bien… le reste du temps, tu es soit le poussin adorable, soit le poussin irrésistible.
Elle — Aon !
Moi — Et quand tu viens me rejoindre dans mon demi-sous-sol, tu es le poussin sexy, qui se transforme en poussin effeuilleur, puis en poussin doigteur… jusqu’à que je devienne le poussin fontaine.
Elle — Ah ! Qu’est-ce que je t’aime, poussin flagorneur !