Épisode 90

Moi — C’est un vendredi soir humide et étouffant dans le chic secteur Hull de Gatineau et la licorne – c’est-à-dire, moi-même – a été invitée pour une deuxième fois à la séance de D/s de ses deux chéris et s’est vue offrir le privilège de choisir le thème des festivités. Elle a donc décidé que nous allions jouer au Maître et à l’écolière – parce que franchement, y a-t-il une meilleure façon de célébrer le retour en classe de nos charmants morveux que de s’amuser entre adultes seulement? Son chéri – qu’elle surnomme affectueusement Mère Courage – a donc passé la semaine à bricoler un décor de classe d’opérette pendant qu’Elle s’est occupée de nos uniformes d’écolières : souliers vernis, bas aux genoux, petite culotte blanche, jupette à carreaux, blouse blanche et lulus. Les vêtements de ma chérie sont un peu trop serrés pour elle et ses chairs délicieuses débordent de partout; je sens que nous allons bien rigoler.

Nous voilà donc assises nonchalamment à nos pupitres en mâchant ostensiblement de la gomme balloune lorsque le Maître fait son entrée, vêtu d’une toge et d’un mortier et portant une longue règle de bois à la main.

Lui — Bonjour mesdemoiselles. Aujourd’hui, nous allons commencer en révisant la table de multiplication de sept. Élève Anne, que font sept fois huit ?

Moi — J’en ai rien à branler. Pffff.

Lui — Quoi? Qu’est-ce que vous venez de dire?

Moi — J’ai dit que je me branle avec ta table de multiplication, vieux schnoque! Je me la frotte sur la noune et ça me donne un cheap thrill. Pauvre con !

Lui — Comment osez-vous être aussi impertinente !

Moi — (Sur un toi plaignard.) C’est pas ma faute, c’est Elle qui m’a dit de dire ça.

Elle — Hein? Quoi? C’est même pas vrai !

Moi — Si ! En plus, tu m’as dit que le prof puait du batte. Moi, je ne crois pas que c’est vrai, mais elle insistait pour dire que ta bite sent le fromage au lait cru périmé. Je serais bien prête à aller vérifier, mais Elle m’a dit que si j’approche mon nez de ta braguette, je vais tomber sans connaissance !

Elle — Non ! Ne la croyez pas ! Elle ment !

Moi — Elle m’a aussi dit d’ouvrir mes cuisses et de te montrer ma culotte… comme ça.

Lui — Suffit ! Je ne tolérerai pas de tels comportements dans ma classe. Mademoiselle Archet : au coin avec un bonnet d’Âne !

Elle — Oui ! Un bonnet d’Anne ! Bien fait pour elle ! Na na na na nè-reu!

Moi — (Après lui avoir tiré la langue.) Je t’attends près du rack à béciks à quatre heures. Tu perds rien pour attendre !

Lui — Quant à vous, jeune insolente, vous serez sévèrement punie pour avoir tout manigancé et avoir mis des idées inconvenantes dans la tête de votre petite camarade.

Elle — Moi? Mais j’ai rien fait m’sieur !

Lui — Je ne veux plus rien entendre ! Couchez-vous sur le ventre sur le bureau et relevez votre jupe !

Elle — Non ! Pas la règle de bois ! Je serai sage ! Je ne le referai plus !

Lui — Sur le bureau. Tout de suite !

Moi — (En aparté.) La voilà qui obéit en pleurnichant.  Le sifflement de la règle se fait entendre, suivi d’un claquement sec sur la fesse de la pauvre écolière.

Elle — AIE !

Moi — (En aparté.) La fillette ne peut s’empêcher de porter une main à sa fesse tant elle est douloureuse !

Lui — Enlève ta main que je continue à te punir, petite garce !

Moi — (En aparté.) Le Maître est passé du vouvoiement au tutoiement. Ça va barder.

Elle — S’il vous plaît, m’sieur ! Arrêtez, vous me faites trop mal !

Lui — ÔTE TA MAIN ! Et baisse ta culotte que je puisse voir ton cul entièrement… et place les mains sur ta tête !

Moi — (En aparté.)  La gamine obéit et baissant sa petite culotte de coton jusqu’aux genoux, présentant ainsi ses deux fesses dont l’une est marquée en rouge par le coup de règle.

Elle — AIE ! AIE ! AIE ! AIE ! AIE ! AIE ! AIE ! AIE ! AIE ! AIE !

Moi — (En aparté.)  Elle crie et sursaute à chaque coup. Elle tortille son cul qui devient cramoisi…

Lui — Toi, tu parles beaucoup trop. Viens ici, j’ai de quoi occuper ta bouche.

Moi — Une sucette au lait cru ! Depuis le temps que j’en rêve…

Lui — Silence et suce !

Moi — Sluurp… Slurrp… Sluurp…

Lui — Bon. Maintenant qu’on a mis fin à la narration autodiégétique, je veux que tu te lèves et que tu ailles t’asseoir sur ce tabouret.

Elle — Mais… il y a un énorme gode planté dessus…

Lui — Je veux qu’il entre au complet et qu’on ne puisse même pas voir les couilles !

Elle — Ouf… c’est… pfff… gros.

Lui — Baisse-toi encore… encore… Bien. Maintenant, remonte ton bassin. Voilà, tout doucement… là… baisse-le encore… encore… Ne bouge plus. Prend le stylo, c’est l’heure de la dictée. Écrit : « Quand la salope regarde une vidéo porno… virgule… elle remue son bassin sur un gros gode… » HEY! Quand je te dicte quelque chose, tu le fais aussi, petite idiote !

Elle — Oui m’sieur. Je remue et… ouf…

Lui — Un coup pour te punir !

Elle — AIE !

Moi — Sluurp… Slurrp… Sluurp…

Lui — Et un autre !

Elle — AIE !

Moi — Arrêtez de remuer à ce point, m’sieur. C’est pas simple de vous sucer comme il faut.

Lui — Je ne t’avais pas donné la permission de parler. De retour au coin, tu es punie.

Moi — Ah la la, c’est trop injuste.

Lui — Continuons la dictée. « Elle saute toujours les dialogues pour se rendre directement à l’action… point. Elle est alors tellement excitée… » Non ! Accent aigu !

Elle — AIE !

Lui — « Elle est alors tellement excitée qu’elle se met à se caresser le clito… point. »

Elle — AIE !

Lui — On fait comme dans la dictée ! Et on se tient bien droite !

Elle — Oui m’sieur. Tout de suite m’sieur.

Lui — Attends, j’ai quelque chose pour t’aider.

Moi — (En aparté.) Qu’est-ce qu’il va chercher ? Oh ! Il prend des sangles de cuir… et il attache les chevilles de ma petite camarade aux pattes du tabouret. Ça ne sera pas simple pour elle de se faire aller le bassin sur le dildo, de se faire aller le stylo-bille et de se rouler la bille. Ça commence à sentir la punition finale…

Lui — Dernière phrase : « Elle finit par se faire jouir toute seule en regardant, penaude, son maître baiser sa petite camarde qui n’en demandait pas tant. Point. »

Moi — Chouette ! Je vais enfin avoir de la queue! C’est pas trop tôt.

(Les cris de jouissance fusent de partout dans le sous-sol du cottage de banlieue. Quelques minutes plus tard, les costumes ont été enlevés et la triade est tendrement enlacée dans l’immense lit conjugal d’Elle et de Lui.)

Moi — Mes chéris, vous êtes vraiment les pires acteurs que je connaisse.

Lui — Ma performance est à la hauteur du script qu’on m’a fourni, hein.

Elle — (Les yeux embués de larmes.) Vous êtes parfaits. Je vous adore.

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