Épisode 112

Moi — (À bout de souffle.) Ok… Time out, j’ai besoin… d’une pause….

Lui — (Dans le même état.) Moi aussi… je vais chercher une serviette et de l’eau…

(Il se lève, retire le condom qui pendouille sur sa queue et sort de la chambre.)

Moi — Apporte-moi-en un verre !

Lui — (Depuis la cuisine.) Tout de suite, mon amour !

(Il revient avec une serviette de bain entre les dents et un verre d’eau dans chaque main.)

Lui — (En me tendant mon verre, la serviette toujours à la bouche.) Cha fregnait largntem qu’on nagnait pas paché dutem jush nogndugn.

Moi — Quoi ?

Lui — (Après m’avoir lancé la serviette.) Je disais : ça faisait longtemps qu’on n’avait pas passé du temps ensemble, juste nous deux !

Moi — C’est vrai ! Je pense qu’on n’avait pas fait l’amour depuis les vacances.

Lui — Je m’ennuyais de nous.

Moi — Moi aussi, chéri.

Lui — J’ai passé pas mal de temps avec Troy dernièrement et je vous ai un peu négligés, Elle et toi. Je te demande pardon.

Moi — Tu n’as pas à t’excuser… c’est l’énergie de la nouvelle relation. C’est normal que tu en profites à plein.

Lui — Je sais… mais pas au point de délaisser celles que j’aime.

Moi — Tu es trop chou, mère courage. (Je l’embrasse.) Ha ! Tu t’es mal débarbouillé… tu sens la noune à vingt mètres !

Lui — Le parfum enivrant de l’AMOUR !

Moi — Ha ha ha ha !

Lui — Alors… ? Quand est-ce qu’on le rencontre ?

Moi — Qui ça ?

Lui — Le nouvel amour dans ta vie.

Moi — Il s’appelle Ousmane.

Lui — Je sais. Troy m’a tout raconté.

Moi — Il a manifesté l’envie de te rencontrer, alors ce n’est plus qu’une question de créer l’occasion.

Lui — Je vais en parler à notre chérie… on pourrait le recevoir à la maison ce week-end, si tu veux.

Moi — Je préférerais dans le demi-sous-sol. Il n’est pas encore venu chez moi, alors ce serait un peu weird que ce soit chez toi qu’on se rencontre ailleurs qu’à la piscine.

Lui — Ouais. C’est sûr.

Moi — Tu vas l’adorer. Il est d’une gentillesse incroyable et il est tellement intéressant à écouter…

Lui — À voir l’effet qu’il te fait, je suis convaincu que c’est un type exceptionnel. Je sens que tu vas me faire goûter à ma propre médecine…

Moi — Qu’est-ce que tu veux dire ?

Lui — Que tu nous négligeras un peu. Pour lui.

Moi — Évidemment, mon emploi du temps commence à devenir compliqué à gérer, mais je te ferai remarquer que notre relation à nous deux est aussi très jeune. Je n’ai pas moins envie de te voir maintenant qu’une nouvelle personne est entrée dans ma vie. On va trouver un moyen pour passer du temps à deux et à trois, promis.

Lui — Je peux te poser une question indiscrète qui concerne ta relation avec Ousmane ?

Moi — Oui, bien sûr.

Lui — Il est asexuel, n’est-ce pas ?

Moi — Oui. Et alors ?

Lui — Vous n’allez donc sûrement pas consacrer vos rendez-vous à baiser frénétiquement… comme nous le faisons pendant les nôtres.

Moi — C’est très improbable, en effet.

Lui — Je sais que ce ne sont pas mes affaires, mais je suis curieux. Qu’est-ce que vous allez faire, si vous ne vous vous touchez pas ?

Moi — On verra bien… j’ai surtout envie de passer du temps avec lui… apprendre à le connaître et tout et tout. Et puis, les contacts physiques ne sont pas du tout exclus de notre relation ; nous nous sommes déjà embrassés et Ousmane m’a dit qu’il adorait les caresses. C’est tout ce qui concerne les pénis et les vagins qui ne l’intéresse pas.

Lui — Ok. Je comprends… en tout cas, je pense que je comprends. Mais toi… toi tu ne ressens pas du désir envers lui ?

Moi — Mets-en que j’en ressens. J’ai juste envie d’arracher son linge.

Lui — Comment est-ce que tu vas gérer ça ?

Moi — Les choses sont claires, il n’y aura jamais rien de génital entre Ousmane et moi. Par contre, je sais qu’il a follement envie de contacts physiques et de tendresse. Et ça, j’en ai envie moi aussi.

Lui — Je ne savais pas que tu manquais de tendresse à ce point…

Moi — Je n’en manque pas du tout, au contraire ! Sauf que c’est ainsi que fonctionne le désir… ce n’est pas l’expression d’un manque, mais une construction continuelle qui nous pousse tous et toutes à créer de nouveaux liens entre nous.

Lui — L’appétit vient en mangeant, quoi.

Moi — Ouais. Genre.

Lui — Tu sais ce dont j’aurais follement envie, là, tout de suite ?

Moi — Laisse-moi deviner… de contacts physiques et de tendresse ?

Lui — (En se glissant tête première entre mes cuisses poisseuses.) Oui… AVEC LA LANGUE !

Moi — (Soupire.) Toi, tu sais vraiment comment m’attendrir.

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