Épisode 162

Lui — (En enfilant le tablier bordé de dentelle que lui tend Roxane.) Pourquoi est-ce que c’est toujours nous deux qui sommes assignés à la corvée de patates ?

Roxane — Parce que vous êtes chez nous pis que ce moé qui décide ! (Elle tourne les talons et pars rejoindre le reste du polycule qui prend l’apéro dans le salon.)

Lui — Tyran domestique !

Moi — Console-toi : pendant que nous ne sommes occupés dans la cuisine, on n’a pas (Hausse le ton, en direction de Roxane.) À SE TAPER SES ANECDOTES DÉBILES.

Roxane — (Depuis le salon.) Je t’ai entendu, tsé.

Moi — J’espère bien tu as entendu !

Lui — Ok. On en fait combien ?

Moi — Deux par personne, c’est ben en masse.

Lui — Ça marche. Une… deux… trois… quatre… Oh ! Regarde Anne ! J’ai trouvé une patate qui a l’air d’une paire de fesses !

Moi —Tiens tiens… mais tu as raison ! Tu devrais la mettre sur eBay. Je suis certaine qu’un crétin quelque part va l’acheter.

Lui — Nan… ça marcherait seulement si on pouvait voir la Vierge Marie dans la fente…

Moi — Qu’est que tu vas en faire, alors?

Lui — Ben… j’allais la mettre au four avec les autres, mais…

Moi — Mais quoi?

Lui — Regarde: si on la retourne, ça ressemble vraiment à une noune.

Moi — Pfffff. Pas du tout.

Lui — Je te dis que oui ! C’est une pomme de terre anatomiquement parfaite. Finalement, je crois que tu as raison. Je vais la prendre en photo et la vendre e sur eBay. Allez, enlève ta culotte.

Moi — QUOI ?

Lui — Je vais photographier ma patate à côté de ta chatte, pour montrer à quel point la ressemblance est frappante.

Moi — Es-tu en train d’insinuer que ma chatte ressemble à une patate ?

Lui — Ne fais pas ta mijaurée. Tu sais exactement ce que je voulais dire.

Moi — Ma chatte ne ressemble en rien à une patate.

Lui — Allez… on pourrait faire un max de fric.

Moi — Fous-moi cette patate au four.

Lui — Attends… viens-tu de me demander de te foutre la patate?

Moi — J’ai aussi dit le mot « fourre ».

Lui — Hé hé hé…

Moi — Et après, je veux te voir la manger. Ça, ça mériterait une photo.

Lui — Je vais le faire, et avec un tas de crème sure.

Moi — Petit cochon, va.

Lui — Euh… on parle encore de la pomme de terre, là?

Moi — Oh oui. Badigeonne-moi des deux côtés de la patate.

Lui — Dans ce cas, approche un peu ton œilleton que je t’en tubercule.

Moi — Chéri, tu es l’amidon toutes les femmes rêvent.

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