Épisode 163

Roxane — Pitoune, son chum pis Troy viennent de partir.

Moi — Ouais. Ousmane est en train de placer nos bagages dans la voiture. On ne va pas tarder nous non plus.

Roxane — Je sais que tu vas jamais l’avouer, mais chu sûre que t’as eu du fonne.

Moi — Évidemment que j’ai eu du fonne… On a bien rigolé et tu nous as reçues comme des reines.

Roxane — Tu vois ben que chu capable de faire les choses comme du monde.

Moi — Je n’ai jamais dit le contraire.

Roxane — Pourquoi c’est faire que tu m’haïs de même, d’abord ?

Moi — Je n’ai jamais dit que je te haïssais.

Roxane — Prends-moé pas pour une cave ! Tu voulais même plus entendre parler de moé pendant un boutte.

Moi — C’est parce que tu m’as toujours fait clairement comprendre que tu ne me respectais pas du tout.

Roxane — Eille, c’est même pas vrai !

Moi — Tu m’insultes, tu t’imposes chez moi, tu salis tout ce que tu touches avec tes pattes d’ourse mal léchée.

Roxane — Peut-être ben, mais je te considère comme de la famille. Pis la famille, moé je suis prête à toute pour la défendre.

Moi — Ouain. J’ai vu ça.

Roxane — Quand j’ai appris que ce petit querisse de fendant à marde de David te faisait du trouble, ça été plus fort que moé, il a fallu que j’aille y péter la yeule. Y’a parsonne qui va faire du mal au monde que j’aime. PARSONNE !

Moi — Serais-tu en train de dire que tu m’aimes ?

Roxane — Me semble que c’est assez évident, non ? Ça me fait de la peine que tu en doutes… Je te l’ai dit, t’es comme de la famille pour moé.

Moi — À te voir aller, on croirait plutôt que tu arrives tout juste à m’endurer.

Roxane — Chu pas ben bonne avec les mots…

Moi — Ah ça…

Roxane — Laisse-moé finir ! Chu pas ben bonne avec les mots pis des fois je dis les affaires tout croche… un peu pour faire ma baveuse, un peu parce que je j’ai pas d’allure pis que je suis pas allée longtemps à l’école. Ça me fait quand même de la peine que tu penses que je te respecte pas.

Moi — Tu m’as dit des trucs incroyablement blessants…

Roxane — Laisse-moé finir, j’ai dit ! Tsé, ta blonde, c’est la femme de ma vie. J’ai failli la perdre parce que j’étais trop bockée et que je voulais pas la partager… mais là, j’ai accepté que toé pis le gros beef, vous venez avec. Pis j’ai compris que tu es une personne très spéciale… tsé, elle t’aime comme une folle, y doit ben y avoir une raison. Pis comme toé aussi t’es pognée avec moé… aussi ben qu’on apprenne à pas juste s’endurer, mais aussi à s’aimer… genre.

Moi — Tu es consciente que je t’ai dit à peu près la même chose l’été passé, ici à ton chalet, et que tu m’as envoyée chier d’aplomb ?

Roxane — C’est à peu près temps que tu te rendes compte que chu niaiseuse pis que ça me prend du temps pour comprendre.

Moi — C’est pas moi qui le dis, han.

Roxane — Faque… on fait la paix, comme la dernière fois ?

Moi — C’est-à-dire ?

Roxane — Ben tsé… le pari que t’avais gagné… t’avais enlevé ta culotte pis moé… ben là, fais-moé pas parler, tu t’en rappelles !

Moi — T’es sérieuse, là ?

Roxane — Envoueille donc.

Moi — Il n’en est pas question !

Roxane — Asti de stuck up ! Une chance que je t’aime, toé.

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