Épisode 215

Moi — Judith… nous ne devrions pas être ici…

Blondine — Évidemment qu’on ne devrait pas être ici… mais avoue que c’est excitant !

Moi — Le bureau du directeur général…

Blondine — Ce type est un immonde salopard.

Moi — Je sais qu’il te harcèle sans raison au sujet de ton travail…

Blondine — Il n’a aucun droit de me traiter ainsi !

Moi — Je sais, je sais… mais nous risquons toutes les deux d’êtres foutues à la porte, non ? Moi, il ne me reste que deux semaines à mon contrat, alors à la limite je m’en fous un peu, mais toi…

Blondine — Tu t’inquiètes encore pour rien. Nous allons seulement jouer un peu à cache-cache avec ses accessoires directoriaux, c’est tout.

Moi — Même quand j’étais à la petite école, je détestais ce jeu. J’étais toujours la première à me faire attraper.

Blondine — C’est avec moi que tu joues maintenant. Impossible de perdre.

Je comprends alors que Blondine veut inverser nos rôles habituels de soumise et de Maîtresse, alors je laisse sa main s’aventurer sur mon flanc. Je ferme les paupières, je frissonne et je soupire. Elle fait sauter les deux derniers boutons de mon chemisier pour me donner suffisamment d’espace pour caresser mon ventre et mes seins. Tout en taquinant mes mamelons, Blondine glisse sa main gauche entre mes cuisses et pince la couture double de l’entrejambe de mon jeans.

J’ouvre les yeux et je lui jette un regard désapprobateur en hochant de la tête.

Blondine — Je sais que tu en as envie. Laisse-toi aller.

Je referme les yeux et laisse Blondine frotter vigoureusement la toile rude et souple du denim avec trois doigts, en accélérant la cadence, jusqu’à ce je sois rougissante et pantelante.

Blondine — Alors ? Le bilan de l’exercice est-il positif, jusqu’à présent ?

Moi — (Le souffle court.) Tu parles vraiment comme une comptable.

Blondine — Déformation professionnelle. Maintenant, laisse-moi terminer ce que j’ai commencé.

Blondine dégrafe ma braguette, glisse sa main dans ma culotte et me branle jusqu’à ce que je jouisse. Après avoir repris mes esprits, je l’embrasse, puis je lui dis :

Moi — Chérie, si tu es aussi douée pour les comptes en T que pour me contenter, tu es certainement la meilleure employée de ce ministère.

Blondine — Et toi, tu es la meilleure pondeuse de mauvais jeux de mots de toute la fonction publique fédérale !

Moi — Trêve de flatteries ; il est temps de jouer à cache-cache, avant qu’on se fasse prendre par la sécurité.

Blondine — Yé ! Faisons disparaître des trucs !

Sur le bureau du directeur général, je vois un coupe-papier ; sa poignée est longue, polie, juste assez épaisse.

Moi — (Souriant malicieusement.) Je connais la cachette parfaite pour ce truc.

Blondine — (En relevant sa jupe.) Hi hi hi ! Il va sûrement se demander d’où vient cette drôle d’odeur.

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