Épisode 158

(Je reviens dans le salon en marchant le plus silencieusement possible.)

Moi — Lou s’est finalement endormie.

Elle — Poussin nigaud aussi – dans le même lit que Troy.

Moi — Ouais. Et Ousmane dort avec Blondine. Weird, han ?

Elle — Il ne reste plus que nous, ma petite canne à la menthe. PARTY ‘TILL WE DROP !

Moi — J’ai le regret de t’annoncer que je droppe solide. Je vais lire un peu et puis dodo.

Elle — Tu lis encore un de tes romans de dino-cul sur ton Kindle ?

Moi — Pour ta gouverne, ça s’appelle de l’érotisme dinosaurien et c’est excellent.

Elle —Tu es trop weird pour cette planète, ma pitounette en pain d’épice.

Moi — Je pense que tu n’as pas de leçons de normalité à me donner, madame je-suis-prête-à-essayer-tous-les-kinks-en-autant-que-ça-se-termine-par-un-orgasme-et-de-l’aftercare-avec-du-sucre-à-la-crème.

Elle — Je vais faire semblant que je n’ai pas entendu cette remarque : j’ai trop hâte de te donner ton cadeau de Noël.

Moi — Un cadeau, pour vrai de vrai ? Chouette !

Elle —  Déshabille-toi et je te le donne.

Moi — Okidoki !

(Je retire mon pyjama à pattes laid de Noël. Elle part dans la chambre et revient dans le salon, toute nue, avec un masque de latex sur la tête et un gode-ceinture à la taille.)

Moi — Shit ! Où as-tu trouvé ce monstre ?

Elle — Le masque ou le strap-on?

Moi — Les deux !

Elle — J’ai commandé le gode-ceinture en ligne il y a quelque temps. (Elle badigeonne généreusement le phallus factice de lubrifiant.) Quant au masque de lézard… il était dans la boîte d’objets perdus du bureau depuis l’Halloween.

Moi — Quelle forme bizarre, on dirait vraiment une bite de reptile.

Elle — Merci mon dieu pour internet, qui rend accessible aux masses tout ce qui est pervers, bizarre et ultra-marginal.

Moi — Et aussi de trop grande taille. Ça ne rentrera jamais.

Elle — Ben voyons. Tu es une athlète de la foufoune, mon petit tyrannosaure en mélasse ; avec un peu de préparation mentale tu vas pouvoir la prendre comme une championne. Tu n’as qu’à imaginer que je suis le héros à cervelle de noix d’un de tes romans à la noix. Tiens, tu la vois, sa pine? Elle dégouline de liquide pré-éjaculatoire et préhistorique juste pour toi.

Moi — Je ne sais pas… il est terriblement… OH !

Elle — Tiens… c’est curieux, je n’aurais pas pensé pouvoir l’enfoncer si facilement.

Moi — Shit, shit, shit, shit ! Je me sens sur le bord d’éclater.

Elle — Tu veux que j’arrête, mon diplodocus d’amour ?

Moi — Surtout pas ! Je veux pouvoir raconter à tout le monde que je me suis fait baiser par un lesbosaure…

< Épisode précédent

Une réflexion sur “Épisode 158

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s